Autres conditions

Les individus en bonne santé peuvent éprouver d’autres variations du sommeil répertoriées dans les catégories suivantes :Autres troubles du sommeil

Certains troubles, tels que le trouble du sommeil environnemental, ne peuvent être classés dans aucune des catégories de l’ICSD-II. Comme son nom l’indique, le trouble du sommeil environnemental est provoqué par des facteurs environnementaux qui perturbent le sommeil, ce qui peut causer de l’insomnie ou de l’hypersomnie (somnolence diurne excessive).

Symptômes isolés

Les symptômes isolés se situent à la limite du sommeil normal et du sommeil anormal.

1. Longs et courts dormeurs. Les personnes qui présentent un trouble de la durée du sommeil ont un sommeil de plus longue ou de plus courte durée que celui des gens appartenant à leur groupe d’âge. Un long dormeur a une nuit de sommeil de 10 à 12 heures, tandis qu’un court dormeur a une nuit de sommeil de moins de 5 heures.a sur une Le long dormeur qui ne dort pas suffisamment peut présenter de la somnolence diurne. Le court dormeur ne présente pas de somnolence diurne.

2. Ronflement primaire. Le ronflement peut être intermittent et ne survenir que quelques fois par semaine, sans être nécessairement associé à des symptômes diurnes (insomnie, somnolence diurne). Cependant, un ronflement plus fréquent peut être le signe d’apnée du sommeil ou du syndrome de résistance des voies aériennes supérieures (SRVAS). Le ronflement est très fréquent (plus de 50 %) chez les adultes. Environ 20 % des enfants ronflent occasionnellement, et entre 7 à 10 % des enfants ronflent toutes les nuits. Enfin, 2 % des enfants avec ronflement présentent des apnées du sommeil. Une polysomnographie (PSG) n’est pas requise pour objectiver la présence du ronflement primaire.

3. Somniloquie. La somniloquie est le fait de parler en dormant. Il s’agit d’un comportement automatique et inconscient. La somniloquie est un comportement courant du sommeil qui peut se manifester à tout âge.

Autres troubles

Pour finir, on trouve dans la classification ICSD-II une catégorie réunissant les autres troubles (organiques ou psychiatriques-comportementaux) qu’on observe couramment au moment de poser un diagnostic différentiel des troubles de sommeil. Cette catégorie comprend :

1. Insomnie fatale familiale (organique) : un trouble évolutif caractérisé par une difficulté à s’endormir ou à maintenir le sommeil et une tendance à mimer les rêves ou un état de stupeur. L’hyperactivité du système autonome et une défaillance cardiorespiratoire sont aussi observées. Cette affection est causée par des prions et entraîne la mort.

2. Épilepsie du sommeil (organique) : crise d’épilepsie qui survient pendant le sommeil.

3. Céphalées du sommeil (organique) : maux de tête (céphalées) qui surviennent pendant le sommeil ou au réveil.

Enfin, plusieurs troubles psychiatriques, comme les troubles de l’humeur, l’anxiété, les troubles somatoformes, la schizophrénie et d’autres troubles psychotiques, sont associés aux perturbations sommeil-éveil.


Référence :

American
Academy of Sleep Medicine. International Classification of Sleep Disorders: Diagnostic and Coding Manual. 2e éd. Rochester, 2005.

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